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Etre heureux avec ce que l’on a


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Publié par admin le 23 juin 2013

Comment imaginer qu’ailleurs des personnes souffrent de ne pas satisfaire leurs besoins ne seraient ce que primaire ? Au Bénin,comme dans beaucoup de pays d’Afrique, les gens ne se soucient pas de leur apparence, de la manière dont ils vont s’habiller le lendemain s’il pleut, de leur petits soucis quotidiens. Là- bas, les gens ont tout le temps le sourire, même s’ ils n’ont pas à manger à leur faim, même s’il faut qu’ils travaillent dur pour gagner par jour l’équivalent d’un café que nous consommons sans même nous poser de question. « La vie est dure, mais c’est comme ça, il faut toujours prendre le bon côté des choses » m’a dit un jour un enfant d’une dizaine d’année.

photo lingeLes africains se contentent de peu, ne se plaignent jamais et avancent parce que pour eux, il y a toujours plus malheureux qu’eux.

« Fini ton assiette,il y en a qui rêverait d’avoir ce que tu as à manger » Qui en France n’a pas entendu cette phrase des dizaines de fois. Alors que les enfants ici sont comblés, possèdent tous les jouets dont ils rêvent et ne manquent pas de moyens pour s’amuser, pour les enfants béninois jouer n’est qu’un « supplément ».

J’ai vu un enfant de 6 ans tuer un poulet pour le déjeuner, d’autres de 4 ou 5 ans aider à préparer le repas, nettoyer le linge à l’aide d’une pierre, couper du bois et le ramasser pour s’en servir pour préparer les repas familiaux bien loin de chez eux …

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Lorsque j’y suis allée pour la première fois, j’avais pourtant déjà 18 ans, mais lorsque je les ai vu vivre ainsi, je vous assure que je me suis senti plus jeune et moins mature qu’eux. Moi qui ralait quand il s’agissait de débarrasser la table ou de ranger ma chambre, le simple fait de voir cela m’a permis de comprendre la mentalité qu’il y avait dans la tête de ces futurs petits hommes. Ici, quand nous regardons la réalité en face, un simple rien nous chagrine, un rhume nous envoie chez le médecin, un problème chez le psy.

Prosper,13 ans hier a été retrouvé sous un pont à l’âge de 5 ans. Orphelin, il a été contraint de se débrouiller tout seul; à 4 ans,il aidait déjà les femmes sur le marché de Cotonou pour récolter quelques pièces afin de manger et dormait sous les ponts. Aujourd’hui,il a été recueilli à l’orphelinat et se comporte comme tous les enfants,sans jamais se plaindre.

 

Cet article n’ai en aucun cas une critique de société. Il n’a pour seul objectif de vous faire repenser parfois à cette phrase « Sois heureux avec ce que tu as, tu trouveras toujours plus malheureux que toi ».

Julie 

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