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Grandir et se construire

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Yann Arthus-Bertrand, parrain d’Espoirs d’Enfants

Yann Arthus Bertrand, personnalité reconnue pour ses travaux photographiques et ses films a accepté d’être le parrain de l’ONG Espoirs d’Enfants.

Nous avons interrogé Yann Arthus Bertrand et Isabelle Legendre, Présidente d’Espoirs d’Enfants sur leurs motivations respectives.

Pourquoi avoir accepté de parrainer Espoirs d’Enfants ?

Yann Arthus Bertrand : J’ai eu la chance au travers de mes voyages de rencontrer et d’échanger avec des personnes qui n’ont rien ou presque ; des êtres qui peinent, qui travaillent durement tous les jours pour survivre et nourrir leurs enfants ; qui sont volontaires mais manquent de moyens et de connaissances pour parvenir à des résultats probants; des gens qui vous regardent dans les yeux en vous racontant ce qu’ils sont sans mentir, sans rien vous demander.

L’esprit d’Espoirs d’Enfants est d’aller vers ces gens qui ont des projets déjà existants à l’état latent et de les accompagner. L’ONG leur donne les moyens de leur développement et de leur autonomie, en travaillant main dans la main, dans un esprit de co-construction qui prend en compte leur culture et leurs valeurs.

L’association vient aussi en aide à des enfants qui sont laissé pour compte, en plaçant l’éducation et les formations au cœur de leurs projets. Je ne pouvais que répondre favorablement à la sollicitation de l’association, à cet esprit d’entraide qui les anime et qui place l’humain au cœur des relations.

Pourquoi Yann Arthus Bertrand ?

Isabelle Legendre : Au moyen d’images magnifiques appuyées de discours simples et efficaces, Yann Arthus Bertrand témoigne de la réalité du monde et de ses désarrois, tout en essayant de sensibiliser le public et d’éveiller les consciences. Afin de leur donner l’envie d’agir et de mener des actions concrètes. Il agit.

Qu’est-ce qui vous a plu dans les films de Yann Arthus Bertrand ?

Isabelle Legendre : Tous ses films m’ont enrichi. Dans la série documentaire « Vu du ciel » Yann tente d’apporter des solutions en faisant la lumière sur de superbes initiatives d’hommes et de femmes qui essaient de faire bouger les lignes, tout en nous questionnant sur notre façon de nous développer. Dans le film Human, il porte son regard sur la diversité d’être que nous sommes avec nos différences et nos ressemblances.

Comment réussir sa vie en étant en accord avec soi-même, ses convictions, en respectant l’autre et l’environnement ? est pour moi le questionnement central, le trait commun entre toutes ses réalisations. Une réflexion qui n’est pas étrangère à la création de l’ONG Espoirs d’Enfants qui vise à aider les laissés pour compte à mieux grandir et se construire, afin qu’ils puissent décider et ne plus uniquement subir.

Qu’attendez-vous et que vous apporte le parrainage de Yann Arthus Bertrand ?

Isabelle Legendre : Le simple fait qu’il cautionne nos actions est pour nous un privilège, une reconnaissance par son biais du public pour l’action que nous menons. Une certitude, avoir comme partenaire Yann, reconnu pour son engagement et ses actions démultiplie notre envie de poursuivre et d’entreprendre de nouveaux projets !

Yann Arthus Bertrand, quelles sont les valeurs communes qui vous rapprochent d’Espoirs d’Enfants ?

Yann Arthus Bertrand : Isabelle m’a indiqué que lorsqu’elle avait créée l’association elle avait hésité entre 2 noms : « Espoirs d’Enfants », en hommage à l’orphelinat Espoir d’Enfant où elle avait séjourné au Bénin et qui est à la base de la création de l’ONG ; et « Regards d’ailleurs » souhaitant faire changer le regard, le prisme des gens ; permettre tant aux bénéficiaires qu’au public de porter un regard différent sur les autres et l’environnement. Interpeller afin qu’ils « regardent ailleurs ». Tout est dit.

Fort de ce parrainage, quels sont les prochains projets que va initier Espoirs d’Enfants ?

Isabelle Legendre : Nous allons d’ores et déjà continuer à développer et consolider ceux en cours avec par exemples, le démarrage dans les semaines à venir d’une boutique dénommée « La sojaterie de Sonon » au Bénin, dans laquelle les femmes transformatrices de soja viendront vendre leurs produits ; l’ouverture d’un restaurant situé à proximité afin que la population puisse venir s’y restaurer et goûter des mets à base de soja, riches en protéïnes; le développement d’une filière de soja biologique actuellement en cours de certification pour quelques 400 agriculteurs ou le démarrage en octobre prochain d’un centre de formation théorique et pratique en aviculture à Madagascar pour les familles défavorisées. Sans parler des actions que nous développons pour aider les enfants contraints de travailler accueillis par nos équipes locales dans nos 2 centres d’accueils et celles destinées à sensibiliser le public aux droits de l’enfant. A plus long terme, oui bien sûr, nous avons de multiples autres actions à l’étude mais l’ONG n’étant constitué que de bénévoles, en activité pour la majorité d’entre eux, il nous faut agir pas à pas, en consolidant les projets avant d’en engager de nouveaux.