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Grandir et se construire

Agir pour les enfants du marché de Dantokpa -Bénin

Petites filles vendant sur le marché Dantokpa à Cotonou

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Le projet en quelques mots

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A Cotonou, au Bénin,  il y a le marché Dantokpa, un des plus grands de l’Afrique de l’ouest, qui s’étend sur plus de 18 hectares et qui ne cesse de s’agrandir.Malheureusement, il est aussi connu pour le grand nombre d’enfants qui, dès leur plus jeune âge, se retrouvent exploités à des fins commerciales.

5000 enfants y travaillent.

 

La Baraque SOS Vidomegons, marché Dantokpa, Cotonou, BÉNINLa baraque construite en bordure du marché de Dantokpa est un lieu à disposition des enfants travaillant au marché. Contribuer au développement des actions menées au sein de  « la baraque », lieu d’accueil de ces enfants, tel est notre volonté afin d’AGIR contre cet état de fait.

Depuis fin 2014, Espoirs d’Enfants agit pour y développer à moyen terme  des programmes d’accueil  d’éducation, d’épanouissement et d’aide pour ces enfants, en partenariat avec les sœurs Salésiennes.

En France, l’association oeuvre également afin de sensibiliser le grand public à cet état de fait et lutter contre ce fléau.

 

Les objectifs

. Développer un programme d’actions afin d’inciter les petites à venir s’y confier, s’y reposer, s’y divertir et s’y nourrir.

. Améliorer l’accueil, l’écoute et l’assistance de ces enfants.

. Contribuer à leur éducation et leur sociabilisation par l’organisation au sein de la baraque de cours d’alphabétisation et d’initiations à différents métiers.

. Essayer de « sortir » de cette condition les enfants les plus en danger, par la mise en place d’actions concertées avec leurs tutrices (formations professionnelles notamment).

. Mener des actions de sensibilisation auprès de la populationsur la cause des enfants esclaves au Bénin

 

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Nos actions

Programme d'animation pour la Journée de l'Enfant Africain Termine

A l’occasion de la Journée de l’enfant Africain (16 juin), un vaste programme  sur le thème « Laissez-moi être un enfant » , a été mis en place afin de sensibiliser la population béninoise à la cause des enfants esclaves et faire découvrir les actions menées au sein de la baraque.

Au programme: homélies dans les églises, messages dans les mosquées, émission à la radio, goûter pour les filles et avec en point d’orgue une grande marche et des portes ouvertes.

Plus de 600 personnes ont fièrement participé à la marche organisée sur le marché de Cotonou pour défendre la cause des enfants esclaves. Au total, ce sont plus de 5000 personnes qui ont été directement touchées.

Pour en savoir plus, cliquez ici

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Des cours de cuisine En cours

Des cours de cuisine sont désormais proposés. Cette activité va non seulement permettre aux filles de se former à la cuisine, mais elle va aussi assurer des repas à la baraque.

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Des formations professionnelles Planifié

Pour les enfants les plus en danger, l’association envisage de leur proposer de suivre des formations professionnelles afin qu’elles puissent acquérir un savoir-faire qui leur permettra de devenir autonome et de s’affranchir de leur condition.

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Atelier couture à la baraque de Cotonou

Des formations pour les intervenants de la baraque Planifié

Savoir parler à ces enfants au parcours complexes et difficiles et leur prodiguer les bons conseils ne s’improvisent pas. Des formations continues seront proposées durant l’année au personnel de la baraque pour être en phase avec les besoins des enfants.

L'équipe de Cotonou avec de gauche à droite: Maurice (psychologue), Claudine (institutrice) et Serge (animateur)

L’équipe de Cotonou avec de gauche à droite: Maurice (psychologue), Claudine (institutrice) et Serge (animateur)

 

L'équipe de Parakou, de gauche à droite: Père Yaceinth bénévole et relai local, Ismaël (animateur), Angeline (Institutrice), Maurice (psychologue).

L’équipe de Parakou, de gauche à droite: Père Yaceinth bénévole et relai local, Ismaël (animateur), Angeline (Institutrice), Maurice (psychologue).

Réalisation d'une émission de radio hebdomadaire pour sensibiliser sur la condition des enfants esclaves En cours

Depuis janvier , l’association finance une émission hebdomadaire d’une heure, sur une station très écoutée par les habitants de Cotonou.

Objectif : sensibiliser les béninois au fléau que constitue l’esclavage des enfants et favoriser ainsi un changement de comportement de la population à l’égard des enfants.

L'identification des enfants En cours

Mieux connaître les enfants : leur parcours, leur histoire, leur âge, leurs conditions de travail et de vie au quotidien, nous permettra de mener des actions plus efficaces et plus pérennes.C’est Maurice, le psychologue qui lors des entretiens individuels, se chargera d’enrichir les données sur ces enfants.

Des goûter aux enfants En cours

Nombre d’enfants travaillent plus de 12 heures par jour sur le marché, parfois le ventre vide ..surtout lorsqu’ils n’ont pas vendus le montant qui était fixé par les maîtresses …
Pour remédier à cet état de fait, l’association va offrir chaque jour un goûter à la baraque aux enfants qui y sont inscrits à partir de septembre. Une mesure là encore qui a été accueillie par des cris de joie par les enfants !2016-06-16-fete-de-l-enfant-baraque_repas_0623

Des initiations à différents métiers En cours
Une fille apprenant la couture à la baraque

Outre des cours d’alphabétisation, l’association initie les enfants à différents métiers dans l’enceinte de la baraque certains jours de la semaine, notamment la couture.  :

Des cours d'initiation à la couture sont dispensés chaque semaine.

Des cours d’initiation à la couture sont dispensés chaque semaine.

Une voie pour leur donner l’envie de se sortir de leur condition.

Sillonnages dans le marché, collecte des données En cours

Pour garantir une meilleure compréhension du terrain,  une équipe composé de Franck, animateur et de Maurice, psychologue parcourent régulièrement le marché Dantokpa et ses environs afin de sensibiliser le public à la cause des enfants et parler avec les tutrices pour les convaincre à terme de laisser les enfants venir à la baraque.

Une infirmière à la baraque En cours

Chaque semaine, une infirmière intervient à la baraque durant un après midi pour soigner les « bobos » des enfants, de quelque ordre qu’ils soient ….

Des cours d'alphabétisation En cours

Chaque jour des cours d’alphabétisation sont organisés au sein de la baraque en fonction du niveau des enfants. La Baraque SOS Vidomegons, marché Dantokpa, Cotonou, BÉNINLa Baraque SOS Vidomegons

La rénovation de la baraque Termine
Inauguration de la baraque de Cotonou

La rénovation et d’agrandissement de « la baraque »- ce lieu d’accueil pour les enfants esclaves du marché de Cotonou au Bénin est terminée. Démarrée en fin d’année, les travaux ont permis d’agrandir la baraque de 2 mètres, de la rénover entièrement, et d’y installer un groupe électrogène.

Notre visite en avril dernier a été l’occasion d’inaugurer cette baraque. Les enfants ont bien sûr été conviées à y participer le temps de leur pose … L’occasion pour elles de se divertir, de goûter et de sourire…

 

L'embauche de personnels Termine
L'équipe de Cotonou avec de gauche à droite: Maurice (psychologue), Claudine (institutrice) et Serge (animateur) avec des filles de la baraque

Afin de pouvoir développer un programme d’actions conséquent, la seconde étape, après la rénovation du lieu d’accueil de ces petites, a consisté en l’embauche de 2 personnes supplémentaires. Désormais, l’équipe de la baraque est constituée de 3 personnes :

  • Claudine, qui y oeuvre depuis la construction de la baraque il y a une dizaine d’années et qui va s’occuper plus particulièrement des activités socio-éducatives;
  • Franck (à droite sur la photo) qui va s’occuper des ateliers d’alphabétisation, travaux manuels et bricolage.
  • Maurice, psycholoque, qui apportera l’appui psychologique nécessaire aux filles durant 2 jours par semaine.

 

L'achat d'équipements pour la baraque Termine
L'intérieur de la baraque

Une télévision et un lecteur CD ont été acheté par l’association afin de permettre aux enfants de visionner des dessins animés, des reportages ou leur visionner des films de sensibilisation.
Une action qui avait été présentée lors de l’inauguration de la baraque et qui avait reçu un accueil enthousiaste !

Un distributeur d’eau est également à disposition des enfants au sein de la baraque, une mesure simple vue de France, essentielle au Bénin où la chaleur sur le marché est souvent écrasante, et le coût trop élevé pour les jeunes filles.

Offrir un Nöel aux enfants Termine
Noël à la baraque de Cotonou

Depuis qu’Espoirs d’Enfants est présent à la baraque, nous organisons chaque année une fête afin de permettre à ces enfants délaissé de se réjouir et de trouver des regards aimants.
En 2016, après la prestation d’un artiste, de la nourriture, des cadeaux (2 mètre de tissus à celle qui suivent régulièrement les cours d’alphabétisation et des claquettes à toutes les autres filles) ont été offerts aux enfants qui fréquentent la baraque.

En 2017, des chorégraphies, des sketchs, des interprétations musicales, des danses, ont été organisés …. Et la particularité de cette année a été la prestation des marionnettistes qui ont peint le tableau sombre de la vie des enfants et la solution à la souffrance que constitue la Noël. Quelques tours de magie ont colorés de joie et d’éclat de rire cette belle journée.

Installation de jeunes vidomégons pour les affranchir de leur tutrice Termine

Espoirs d’Enfants a financé l’installation de sept filles afin de leur permettre de s’affranchir des contraintes et exigences de leur tutrice en créant leur propre activité et en finançant leurs marchandises.

En savoir plus sur le contexte

Bien qu’étant l’un des plus solides modèles démocratiques en Afrique de l’Ouest, ce  pays doit notamment réaliser de grands progrès en matière de droit à la vie, à la santé, à l’éducation, à l’identité…Les difficultés économiques de ces dernières années ont eu pour conséquence l’émergence de l’utilisation de la main d’œuvre infantile systématique.

Plus de 45 % des enfants sont malheureusement obligés de travailler au Bénin.

Il arrive que les enfants des milieux ruraux soient confiés à de la famille éloignée habitant en ville et promettant une bonne éducation et notamment l’accès à la scolarité. Malheureusement, bon nombre de ces enfants sont ensuite exploités et contraints à travailler dans des conditions dramatiques. Certains d’entre eux deviennent aussi les tristes victimes d’abus de toutes sortes.

Au départ, le terme « vidomégon » (du Fongbe, une des nombreuses langues du Bénin), qui signifie littéralement « enfant placé auprès de quelqu’un », représentait une chance d’évolution sociale.

L’enfant était placé dans une famille plus aisée et était considéré comme un enfant de cette famille, il pouvait bénéficier d’un enseignement, d’une scolarité ou encore d’un apprentissage artisanal comme les autres enfants. En contrepartie, il participait aux différentes tâches domestiques.

Placer un enfant dans une famille d’accueil rentrait dans une pratique culturelle ancienne conforme aux principes de la solidarité familiale, communautaire ou clanique.
Avec la colonisation et le développement de pôles urbains, les parents ont commencé à chercher à envoyer leurs enfants auprès de personnes de leur famille dans ces villes. Le placement permet en effet à un enfant de poursuivre ses études ou un apprentissage. Ces enfants, venant surtout de zone rurale, voyaient s’ouvrir à eux un avenir meilleur avec une scolarité assurée et une perspective de développement à caractère social.

la pauvreté des familles, les promesses faites par les trafiquants, d’une éducation formelle ou d’une formation professionnelle, d’un apprentissage ou d’un emploi dans une maison sont quelques unes des raisons qui expliquent pourquoi les parents laissent partir leurs enfants; des familles qui pratiquent une agriculture de subsistance et n’ont pas les moyens d’envoyer leurs enfants à l’école.

La location des enfants commence typiquement par un arrangement passé en privé entre un  » ami » , un inconnu (trafiquant) et un membre de la famille. L’accord s’appuie sur les difficultés financières de la famille et le désir du trafiquant de faire un profit et d’accéder à une main d’oeuvre bon marché. Quelqu’un arrive et dit qu’il a un travail comme domestique ou sur les marchés pour les enfants et les parents le croient. Mais la personne le réduit à l’état de servitude ou donne l’enfant à quelqu’un d’autre.

La majorité de ces enfants travaillent majoritairement dans des familles qui n’ont aucun lien avec la leur et qui sont considérablement éloignées de leur domicile. Des enfants qui se retrouvent très souvent confrontés à des sévices sexuels…

La pauvreté est la cause majeure et omniprésente de la traite des enfants, dans des familles qui pour 82 % d’entre elles ont plus de 5 enfants.

90 % de ces enfants ne sont pas alphabétisés.

 

 

« À présent, la réalité est tout autre, explique le Père Simplice, les années 80 et 90 ont vu le niveau de vie des béninois diminuer. En ville un seul salaire ne suffit plus à entretenir une famille. Une grande majorité des familles se paupérise et envoyer les enfants à l’école coûte cher. Les familles restent toutefois autant sollicitées par leurs familiers ruraux. 
À la campagne la situation devient de plus en plus difficile, certaines décisions politiques malheureuses, une meilleure hygiène de vie et un taux de mortalité enfantine en baisse font que les paysans doivent supporter des familles plus importantes qu’autrefois sans que leurs revenus ne se soient améliorés. Les familles rurales choisissent d’envoyer leurs enfants en ville, non plus prioritairement pour le bien-être de l’enfant, mais plus pour une diminution de leurs charges. Les familles d’accueil n’ont plus les moyens pour bien s’occuper des enfants et préfèrent les envoyer travailler, comme vendeurs ambulants, maçons, mécaniciens, prostituées etc. afin que ces enfants ramènent de l’argent ».

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