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Grandir et se construire

Aider des femmes et enfants contraints de casser des pierres pour survivre – Bénin

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Le projet en quelques mots

Pour satisfaire une demande sans cesse grandissante en matériaux de construction, une activité de concassage manuel de granit s’est progressivement développé dans la ville de Parakou depuis les années 80. 

Profitant d’un espace d’affleurement rocheux inhabitable à la sortie Sud-ouest de la ville, des femmes avec enfants , concassent du granit à longueur de journée, qu’ils vendent aux entreprises de BTP pour la construction.

Les conditions de travail au niveau de cette carrière y sont on ne plus précaires.

 L’activité consiste  à,  chauffer les affleurements de granite pour les faire éclater avec des pneus usagés enflammés. 

Les éclats sont ensuite concassés à la main avec des marteaux, sans aucune protection, parfois sous un soleil de plomb ou des pluies torrentielles. 

Des tôles font office de paravents face aux intempéries.

 

 

 

 

 

 

 

Problèmes de vues et de santé, occasionnés par la poussière qui s’agglutine sur leurs poumons, éclats de pierre qui les rendent à terme aveugles, les conditions de vie sur la carrière sont particulièrement éprouvantes. 

Sans compter les problèmes d’hygiène  très douteuse puisqu’il n’y pas d’eau sur la carrière ni de fosse d’aisance. La municipalité jugeant cette activité illégale ne comptant pas y remédier.

 

En conséquence, les femmes et les enfants qui y travaillent se trouvent obliger de se procurer de l’eau de boisson au niveau des ravins de la carrière où stagne l’eau de pluie, qui,en ruisselant vers ces ravins ,drainent toutes les saletés du site y compris les matières fécales.

Il en résulte une recrudescence des maladies hydriques au niveau de cette couche sociale faite notamment de femmes et d’enfants déjà fragilisée par le dur labeur quotidien que consiste le concassage manuel du granite.

Pour pouvoir trouver de l’eau plus saine, les femmes sont obligées de parcourir plusieurs kilomètres à pied pour se ravitailler en eau.

Touchée par ces difficiles conditions de vie, Espoirs d’Enfants a souhaité leur venir en aide concernant leur protection et apporter de l’eau sur le site.

 

 

 

 

 

Les objectifs

. Leur fournir des masques et lunettes afin de les protéger des éclats de pierres et des poussières.

. Doter la carrière d’une citerne hors sol

. L’alimenter périodiquement en eau potable par les services de sapeurs-pompiers de la ville de Parakou

Nos actions

Fourniture de masques et lunettes de protection Termine

La première action menée par Espoirs d’Enfants dans cette carrière a été la fourniture de masques et lunettes de protection accompagné d’un sandwich et d’une boisson pour chaque travailleur et enfant de la carrière. Une première opération accueillie avec moults sourires et remerciements !

Réalisation d'une plateforme hors sol en béton Planifié

Réalisation d’une plateforme hors sol en béton dans laquelle sera encastrée un grand fût en plastique dotée de robinets de puisage et d’une ouverture centrale pour l’alimenter en eau.

Alimentation en eau par les sapeurs pompiers tous les 3 mois Planifié

La gestion du dispositif sera confiée au groupe d’intérêts des concasseurs qui en assurera l’entretien et veillera à son alimentation en eau. Le service municipal qui reconnaît d’ores et déjà la pertinence du projet sera impliqué dans sa mise en œuvre afin de faciliter l’approvisionnement en eau du dispositif par les sapeurs-pompiers de la ville.

En savoir plus sur le contexte

Mégalopole du Nord du Bénin, la ville de Parakou est située au centre du Bénin à 435 km de la capitale économique Cotonou. Elle occupe une superficie de 441 km² subdivisés en trois arrondissements regroupant 41 quartiers administratifs. Sa population est estimée en 2013 à 255.478 habitants dont plus de 50% de femmes.

En dehors des populations autochtones ou anciennement installées, le peuplement de la ville s’est faite par vagues successives à la faveur de l’installation de la gare ferroviaire vers les années 1937, des rapatriements des béninois de la côte d’Ivoire, du Niger, du Ghana, du Gabon et du Nigéria entre 1958 et 1983 et de l’implantation des unités industrielles de textiles, de brasserie et d’agroalimentaire vers les années 1970.

Ce dernier évènement a favorisé l’installation relativement récente d’une population d’ouvriers qualifiés en provenance des régions environnantes qui travaillent dans les différentes unités industrielles.

La récession économique des années 1980 a touché de plein fouet la plupart de ces unités industrielles qui vont soit fermer soit procéder à des licenciements important de personnel,  notamment des ouvriers qualifiés.

La plupart de ces ouvriers se reconvertiront tant bien que mal dans l’agriculture sur des lopins de terres à la périphérie de la ville où dans les activités de services,  notamment le gardiennage et la conduite de taxi moto.

Néanmoins, leurs revenus ne leur permettent généralement pas de satisfaire les besoins fondamentaux de leurs familles.

De fait, ils n’auront pas d’autre choix que de pousser leurs femmes et leurs enfants  qui sont sans qualifications, sur le marché du travail.

La plupart de ces enfants se trouvent donc obligés de travailler après les classes ou pendant le weekend pour s’acheter les fournitures scolaires et se payer le petit déjeuner.

C’est ainsi qu’est né progressivement dans la ville de Parakou l’activité de concassage de granite pour satisfaire une demande sans cesse grandissante en matériaux de construction.

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